Un jour à Bali

Cela fait 25 jours que nous sommes à Bali. Etant vraiment occupé par ma formation de plongée, qui touche presque à sa fin, j’ai été moins prolifique sur les posts ce mois-ci. Pour vous parler de notre mois de sédentaires balinais, j’ai choisi de vous raconter en détail un jour choisi (presque) au hasard, j’espère que cela vous donnera une petite idée de ce que nous vivons ici ! Le mois prochain, mon diplôme en poche, nous quittons la maison que nous avons louée à Sanur (sud-est de Bali) et retrouvons notre vie de nomades pour faire le tour de l’île en un peu plus de 3 semaines. Au programme : retraite méditative, free diving (apnée) et yoga, visites de temples, farniente à la plage, plongée, treks vers volcans et rizières, et tout ce qui se présentera sur la route ! Ce sera surement l’occasion de publier plus souvent, et de mettre en ligne plus de photos !

En attendant, c’est parti pour une journée à Sanur !

6h15 : Réveil, « avec les poules » comme dit Katya. Nous couchant en moyenne autour de 21h, nous avons largement assez dormi !

6h30 : après une petite douche rapide, nous nous asseyons pour méditer. Katya essaie de garder le rythme d’une heure matin et soir depuis qu’elle a refait une retraite méditative silencieuse (Vipassana) de 10 jours début juin. Je me contente de 30 minutes. Ensuite je révise un coup mes plaquettes de plongée, car je dois préparer un briefing pour plus tard dans la journée, dans le cadre de ma formation de dive master.

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7h30 : aujourd’hui, j’ai une journée allégée au centre donc nous avons le temps d’aller au yoga. Le studio est magnifique, en bord de mer. Aujourd’hui c’est flow yoga de 8h00 à 9h30. Le reste du temps, c’est en général à cette heure que je laisse Katya pour partir au « boulot » (le boulot c’est soit une séance de théorie en salle de cours, soit une session d’exercices en piscine, soit une sortie en mer, pour valider différents modules de formation : briefing, guidage, cartographie, recherche et récupération etc., tout en profitant des plongées exceptionnelles autour de Bali : Tulamben, Amed, Padang Bai et les petites Gilis Mimpang et Tepekong, et bien sûr Nusa Penida et les plongées avec les raies mantas !).

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9h30 : nous prenons notre temps pour un petit déjeuner tardif (on ne mange pas avant le yoga !) sur la terrasse, composé notamment de fruits frais du marché : mangue, papaye, banane, sirsak (corossol), markisa (fruit de la passion)… Le ciel est ensoleillé, ouf,  la journée s’annonce bien (sans rire, une fois un matin nous avons eu de la pluie pendant 15 minutes, l’arnaque !).

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10h30 : rendez-vous au centre de plongée, Katya va y effectuer ses premières bulles en piscine avant son baptême en mer dans deux jours. C’est l’occasion pour elle de se familiariser avec le matériel et les sensations de respiration avec un détendeur. C’est l’occasion pour moi de valider un des modules de ma formation (accompagner un débutant en piscine). Tout se passe bien, nous sommes tous les deux prêts pour la sortie en mer ! (note  : ladite sortie s’est super bien passée aussi, cf. photos ci-dessous !)

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12h30 : Fin de la journée de travail, nous décidons d’aller à la plage. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Bali n’est pas à mon sens une destination très plage. A Sanur où nous logeons il y a une immense plage, mais pas vraiment belle. Elle est envahie par les hôtels et les restaurants, et le sable est un peu grossier à notre goût. Les plages du sud sont du même acabit, les australien en plus (du moins pour celles qui sont accessibles depuis Sanur). Du coup nous devons prendre le scooter et faire un peu plus d’une heure de trajet pour aller jusque Padang Bai, où se trouvent deux plages plus mignonnes, les bien nommées « White Sand Beach » et « Blue Lagoon Beach ». La route est bonne, c’est une 2×2 voies assez chargée, mais en bord de mer la plupart du temps, avec des paysages sympas.

14h00 : Nous arrivons sur White Sand et déjeunons aussitôt dans une des 5 ou 6 petites bicoques qui bordent la plage (poisson grillé + pieds dans le sable…). Nous nous baignons quelque temps dans les rouleaux qui cassent sur le sable fin, puis nous dirigeons vers Blue Lagoon, mais à peine les pieds dans l’eau, je suis agressé par un débris de bois et plastique charrié par une vague… Rien de grave, mais cela illustre bien le problème de la gestion des déchets sur l’île. Ma première plongée le lendemain de notre arrivée était une « beach & underwater clean-up dive », au cours de laquelle nous avons remonté quantité de déchets divers, des couches culottes (beurk) aux pneus usés, en passant par les canettes de boissons, les tuyaux de PVC, les papiers de biscuits et j’en passe surement des meilleures. Du coup en plus de constituer un désastre environnemental, une partie de ces déchets (qui sont simplement jetés directement en mer, ou dans les cours d’eau par les balinais) finissent par être charriés sur les plages, ce qui rend la baignade un peu moins sympa.

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17h30 : après un coup de Bétadine, on prend la route du retour. En rentrant dans Sanur, on se méfie à tous les feux, car la « police » rôde. Il faut savoir qu’à Bali, si la conduite est relativement civilisée par rapport à pas mal d’autres endroits en Asie (quelqu’un a dit « Inde » ?), le code de la route formel ne s’applique qu’aux « Bule » (les occidentaux, a prononcer « boulets »). Il faut également savoir que les policiers peuvent vous arrêter pour à peu près tout et n’importe quoi, comme passer au orange, rouler « trop sur la file de droite » (hein ?), stopper un peu sur le passage piéton à un feu, etc.

Tiens une devinette sympa pour vous. Le feu passe à l’orange alors que vous arrivez dessus à une vitesse convenable (60-70km/h), vous… :

  1. …passez au risque de vous faire arrêter,
  2. …pilez au risque de vous faire rentrer dedans par les indonésiens de derrière (rappel : ils ne sont pas soumis a cette réglementation débile de stopper tout de suite quand le feu passe au orange, ni au rouge d’ailleurs),
  3. …freinez doucement au risque de vous faire arrêter pour avoir mordu sur le passage piéton (plus toujours petit risque de se faire emboutir) ?

Si quelqu’un l’a, je suis preneur de la réponse. Après il faut savoir que si on est en règle (i.e. avec un permis de conduire international dont la case « motorbike » est tamponnée), le tarif pour toutes les infractions c’est 50 000 IDR (3 euros). Bizarrement, ils ne prennent pas les chèques à l’ordre du trésor public… Ils ne donnent pas non plus de reçu pour le cash…

19h00 : pour finir une journée bien remplie, on dîne léger a la maison. Sinon on ne manque pas d’options pour dîner pas cher dans les environs : petits « warung » (échoppes familiales – épiceries, restaurants, cafés – qu’on trouve à tous les coins de rues), restaurants divers, café bios etc. Un plat local (riz ou nouilles sautés) coûte moins de 1 euro, un plat occidental de 2 a 4 euros (sauf folie). Nos pâtes maison nous coûtent presque plus cher au final (mais on a du Kiri en dessert !).

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20h00 : on se rassoit pour méditer. Ce soir je tiens une heure, mais c’est dur. Vivement début juillet, je me suis réinscris pour une retraite (seulement 3 jours !), ça va me remettre dans le bain.

21h30 : extinction des feux, en route pour une nouvelle nuit de 8-9h sous la moustiquaire !

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PS : Pour les intéressés, vous trouverez plus de photos de notre maison dans ce post de Katya.

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